dimanche 22 juillet 2007
The Bad Frenchies
Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire sur ce blog, Le Romandie est le club de rock le plus cool du monde.
Entre-autres raisons parce qu'ils (= les personnes d'E La Nave Va, qui gère le club) ne sont jamais en retard d'une idée bien mortelle.
Rappellons qu'ils sont à l'origine des Lôzane's Burning (20 groupes du cru reprennent chacun 3 chansons, d'après le thème de l'année. 12 min de concert, 8 min de changement de plateau, pour plus de 6h de live dans la soirée). Que, pour obtenir une salle, ils n'ont pas hésité, à l'époque, à braquer le conseil municipal lausannois, armés de pistolets à eau et camouflés par des masques d'Elvis. Qu'ils ont monté 2-3 discos en plein air, aux pyramides, qui avaient tout pour plaire.
Le Romandie donc, qui, en plus d'afficher une santé financière
insolente et d'offrir une prog réunissant public et critiques, organise
2-3 fois l'an des concerts un peu particuliers.
Le dernier en date, c'était à Nöel. Un groupe formé pour l'occasion,
réunissant des membres de divers groupes lausannois (Favez, Kruger,
Toboggan, HSE, Rosqo, Pendelton), reprenaient, dans une facture
plutôt classique, des standards de Nöel (Jingle Bells, et une dizaine
d'autres).
C'était les Bad Santas, et c'était plutôt classieux.
Cette longue introduction pour en arriver à leur dernière idée, un peu tordue: Un concert de vieux tubes français, interprêtés par another groupe formé pour l'occase.
Tout ça le 14 juillet, pour la fête nationale de nos grands voisins dans la panade.
Tout ça, donc, sur les très hautes hauteurs de Lausanne (Sauvabelin), et pendant les festivals de Montreux ET de la Cité.
Un peu casse-gueule.
Bref.
Je me suis retrouvé intégré à la fine équipe en charge de l'animation musicale de notre bal musette.
Après une sélection rigoureuse, qui nous a vu garder uniquement la crème de la crème de la pop française (C. Jérôme, Marc Lavoine, Joe Dassin, Michel Sardou, Le Johnny national, etc) et un credo invarié ("Le meilleur des années 60 et 70, quand la France savait encore faire de bonnes chansons"), nous nous sommes attelés à l'ascension de ces Everest de l'art musical contemporain.
Après 3 bonnes répéts bien tassées, on a décidé que si on en faisait une de plus, on risquait de dépasser les versions de nos modèles, et qu'il était donc largement temps pour notre formidable machine de guerre musicale d'aller conquérir le monde.
Le soir même, avec mon pauvre smoking de rigueur et mes paroles que j'oubliais, je faisais déjà nettement moins le mariole.
Et, dans l'affreuse et très réussie ambiance "Bal populaire
provençal un soir de 14 juillet", les Bad Frenchies ont offert au monde
le témoignage de leur amour pour ce genre musical méconnu: Le tube
radio franchouillard.
Ce fut mythique.
Petit témoignage de notre rappel du feu de dieu:
Bon, bien sûr, c'est un peu vert, un peu sombre et un brin bordélique, mais c'est déjà un début.
Plus à venir sur youtube.com (taper "bad frenchies") et des tofs bientôt ici.
Bon, on a splitté peu après la fin du concert, pour une sombre histoire de 3ème couplet foiré.
Mais.. qui sait...
Pour ma part, et plus sérieusement, participer à ce projet m'a
éclaté. J'ai beaucoup ri, et pris un plaisir certain à reprendre des
chansons parfois infâmes ("Et tu danses avec lui"). Et j'ai été ravi de
partager cette scène, et quelques répéts avec des musiciens tout à fait
talentueux et efficaces.
Voilà.
C'était Séb G qui revient de vacances, qu'a 12 posts de retard et qui promet de s'y mettre lundi.
(à moins que...)
Bad Frenchies II: Pour quelques images de plus
Bon,
A peine plus haut, j'évoquais certaines chansons, infâmes, jouées le 14 juillet.
Seconde vidéo, donc, et témoignage vibrant de mon amour pour C. Jérôme.
J'ai presque supplié le groupe de me laisser chanter cette chanson, quand je l'ai découverte, il y a un mois, tellement elle représente la quintessence absolue du slow d'été pourri que seule la France a pu nous pondre ces cinquantes dernières années. C'est tellement sucré que c'en est écoeurant, tellement calibré et tellement médiocre que ça en devient presque une référence, en la matière.
Enjoy le quart d'heure américain des Bad Frenchies:
Ah, ben oui, j'avais prévenu, c'est pathétique.
Mais c'est tellement bien comme ça...
Take care!
SG


