vendredi 19 janvier 2007
De la visibilité du batteur de rock sur scène
Il y a des milliards de raisons qui peuvent conduire un individu de sexe masculin à monter sur une scène pour y faire de la musique. Parmi ces raisons, il en est une difficilement avouable qui concerne la mise en avant de sa personne à des fins reproductrices (cf. random interview de Bon Jovi), ce qui est bien légitime. Il est en effet indéniable que la sueur et les décibels, le tout aromatisé à la bière (ou tout autre alcool) et dans une atmosphère enfumée constituent un cocktail aphrodisiaque reconnu (allez savoir pourquoi). Je suis par ailleurs relativement certain que le jeune adolescent naïf qui lisait ces lignes est déjà parti en courant vers le magasin de musique le plus proche sans savoir que… Et puis non, ne brisons pas les rêves de ces jeunes gens et reprenons…
Il vient toujours dans la jeune carrière du musicien le moment important de choisir son instrument. J’entends déjà des pseudos philosophes de la musique sermonner: «c’est pas le musicien qui choisit son instrument, c’est l’instrument qui…» LA BARBE! Toujours est-il que tout musicien sain doit choisir un instrument avant de se lancer dans cette grande aventure qu’est le Rock’n’roll (yeah!). Et c’est là que je dis attention!
Prenons un exemple au hasard: moi (no comment). Je me suis rapidement retrouvé derrière une rangée de fûts et de cymbales et ce pour des raisons diverses qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.
Malheureusement cet instrument si charmant possède quelques menus défauts notamment concernant son transport, mais passons. Le principal ennui avec la batterie c’est qu’on ne nous voit pas sur scène! On voit la batterie, on sait ou plutôt on entend que quelqu’un en joue, mais impossible de le voir. J’ai toujours cet exemple édifiant d’une fille croisée à Fri-Son après notre concert me demandant si je veux acheter un album de Melatonin !
Elle: «Tu veux pas me l’acheter, c’est super cool, c’est le groupe qui vient de jouer!»
Moi: «Tu es gentille, mais j’en ai un carton plein à la maison.»
Elle: «C’est ça, fous-toi de ma gueule!»
Et elle part.
Dès lors les batteurs optent pour diverses stratégies de visibilité; certains se mettent régulièrement à poil (cf. Lôzane's Burning 007), d’autres jouent sur des batteries microscopiques ou carrément debout. Il y a ceux qui font un perpétuel solo de batterie durant tout le concert, ceux qui portent des chapeaux, font des grimaces incessantes et viennent chanter une chanson de Noël débile pendant les rappels. Il y a aussi ceux qui sont autorisés par leur ego à s’en foutre, mais je ne parlerais pas de ces connards. Et enfin il y a cette catégorie d’exception, ces gens littéralement touchés par la grâce et qui font de leurs apparitions scéniques des petits moments de bonheur absolu, comme ce grand monsieur.
SC
mercredi 6 septembre 2006
De l'art de ne rien foutre (et autres considérations)
Cet été, j'ai rien foutu. Mais alors rien de rien.
Pendant au moins trois semaines.
Je crois bien que ça faisait deux ans que je n'avais pas pris deux jours pour moi.
Et alors que fait-on quand on ne fait rien?

Pour ma part, rien foutre est revenu à:
- N'avoir aucun rendez-vous prévu
- Ne prendre aucun nouveau rendez-vous
- Ne téléphoner à personne, et ne pas excéder les 120 secondes lorsque j'étais obligé de répondre
- Ne parler à personne (sauf ma traiteuse, parce qu'il faut bien être un minimum poli avec les gens qui vous préparent la bouffe)
- Ne pas lire les journaux
- Ne rien regarder à la télé qui puisse comprendre un quelquonque lien avec une quelquonque actualité
- Ne pas faire l'amour, ou des trucs en rapports... (même ça, j'en avais marre)
- Ne bouger que si on y est obligé (par exemple pour aller chez ma traiteuse)
- Regarder un max de DVD (six feet under/ maison blanche/ scrubs/ joey), plusieurs saisons de chaque, en silence et en solitaire.
- Ne pas répéter, ne pas composer, ne pas écrire, penser le moins possible
- Ne pas écouter de musique
- Ne pas non plus préparer quoi que ce soit pour Melatonin
- Respirer lentement, histoire de pas trop se fatiguer
- Ne pas sortir le soir (ou en tout cas pas trop, et dans des endroits déserts)
- Dormir, beaucoup, longtemps, souvent.
- Entre-temps, faire des siestes
- Ne pas penser à la suite des événements (même à ce qu'on pourra foutre 10 min plus tard)
- Finir Fire Emblem
- Prendre l'air (mais pas trop loin. Sur le balcon, ça suffit)
- Moins boire
- Moins fumer (si,si)
- Ne pas fumer de clopes
- Sourire
Et ne pas m'en vouloir.
Et, expérience faite, autant dire que tout ça fait un bien fou. On retrouve motivation, énergie, sourire, fraîcheur d'esprit en un rien de temps. Et on retrouve aussi sa libido, d'ailleurs (mais c'est une autre histoire).
Avant ça, on avait fait un clip, pendant 5 jours. En bref, ça a consisté pour nous à bouger lentement, et à beaucoup rien foutre (ce qui fut une excellente préparation à mes trois semaines de vacances). Pour les acteurs, au contraire, il s'agissait de courir vite, et de beaucoup se fatiguer (en se luxant/ tordant/ froissant/ déchirant divers muscles/ os/ tissus/ phalanges). Ce qui fut une excellente préparation à rien du tout. Le résultat (plutôt bon) sera bientôt téléchargeable depuis le site.
(et j'en profite pour remercier encore une fois nos trois fabuleux acteurs - Olivia Csiky Trnka/ Laurent Baier/ Marc-Antoine Stocker- qui finissent en ce moment leurs vacances, passées au CHUV et en réeducation...). Merci également à Sebastien Baudet, qui a fait un excellent travail à la tête de ce projet.
Après ça, on a passé trois semaines à répéter tous les jours. C'était crevant, mais comme on a bossé tout et n'importe quoi, sauf nos morceaux (plus ou moins), ça nous a du coup appris plein de trucs, en plus de nous permettre de bien nous amuser.
Et pis y a eu le vernissage de la compile rouge-gorge. Mais ça, Nic en parle mieux que moi juste là en dessous. (Et je crois savoir qu'Eric en parlera sous peu).
Et vous, vous faites quoi quand vous faites rien?
Et ça vous arrive souvent?

SG
PS: si ce post contient divers images et/ou photographies; c'est que Daniel assure (ce dont je ne douterais pas)
vendredi 10 mars 2006
FIGB
Petit clin d'oeil à un auteur de bande dessinée très apprecié dans le groupe et dont on ne parle jamais assez.
Il s'agit de Manu Larcenet et j'encourage vivement la visite de son univers à travers ses albums (surtout les entremondes et le combat ordinaire) ou via sonblog
SC




